Le défilé des vanités – Cécile Sepulchre

le défilé des vanités

Merci à Manon et aux éditions Points pour cette lecture !

Titre et auteur : Le défilé des vanités : La mode sens dessus dessous de Cécile Sepulchre

Maison d’édition : Points (Le site/Twitter/Facebook)

Date de publication : 22/01/15

Nb pages : 403

Résumé : Martine Pouelzoc, jeune provinciale à l’ambition féroce, ferait n’importe quoi pour travailler dans la mode. Elle change de milieu, de look et même de nom pour se faire une place dans l’univers impitoyable de la haute couture parisienne. Lorsqu’elle réussit à intégrer le prestigieux magazine Luxe Addict, elle comprend vite qu’au coeur de la très chic rédaction, certains se livrent une guerre feutrée pour le pouvoir …

Avis : ★★★☆☆

Vous voulez un livre qui dézingue le monde de la mode avec  humour et acerbité ? Le défilé des vanités est fait pour vous !

C’est par la rencontre de Martine Pouelzoc, jeune bretonne prête à tout pour entrer dans l’élite fermée de la mode, que nous commençons ce roman. Au gré des chapitres, nous entrons dans la vie des membres de la rédaction de Luxe Addict, faisant face à la dure loi de la Mode.

Il faut savoir avant tout que le monde de la mode, originellement, ne m’intéresse pas vraiment et c’est donc sans a priori et sans connaissance que j’ai décidé de me plonger dans ce roman qui ne parle que de ça. La découverte de nouveaux horizons, il n’y a rien de mieux !

J’ai trouvé intéressant tous les mécanismes exposés qui font ce que le monde de la mode est aujourd’hui. Tous les rouages qui s’emboîtent les uns aux autres, certains les déchiffrant plus que d’autres et s’offrant ainsi une compréhension accrue de cet univers, synonyme de précurseurs admirés (et admirables). Quand on me disait « mode », je me disais naïvement que tout était facile et ce livre montre que c’est loin d’être le cas.

Alors j’avoue, Le défilé des vanités ne m’a clairement pas convaincue du bien fondé de cette discipline qui s’élève pour la majorité au niveau d’art. Ce monde spécifique est cruel et parfaitement représenté par les personnages de ce livre qui se tirent constamment dans les pattes, opportunistes à souhait, dans l’hypocrisie la plus géniale (car en lisant, on s’en délecte). Toutes ces manipulations internes sont décrites avec tant d’humour qu’il est difficile de ne pas sourire avec connivence en imaginant l’auteur écrire son bouquin.

Des idées très drôles m’ont marquées comme la « polygamie diachronique » particulièrement représentée par la gente masculine de ce milieu. La course à la « beauté » m’a fait rire, incarnée à la perfection par Elisabeth pour qui cette « beauté » équivaut à la chirurgie esthétique, au botox, aux lipposuccions, aux machines –quasi- de guerre, aux éléctrodes, à la faim tenace et j’en passe… Le fait que les mannequins faisant plus que du 36 soient appelées « obèses » est également particulièrement piquant ! La « novlangue » comme l’appelle l’auteur, utilisée par nos protagonistes puisque l’usage unique du français est « has been » est très drôle (Merci les notes de bas de pages, j’aurais eu un peu de mal sans, je pense !). Bref, l’humour corrosif de ce roman est super et très rafraîchissant !

J’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages je l’avoue, à cause de leur ambivalence. A peine m’étais-je attendrie à propos de l’un qu’il faisait une crasse à l’autre, m’outrant réellement. L’opportunisme est roi dans l’univers de ce livre et n’offre aucunement la possibilité d’une vision manichéenne de chacun. J’avoue m’être en revanche, beaucoup à attachée à Agathe et ses émois amoureux et familiaux, bien que sa mièvrerie soit quelque fois agaçante.

Mention spéciale pour l’organigramme à la dernière page, nous permettant de resituer chaque personnage par rapport à sa fonction. C’est très important et instructif !

En bref, j’ai aimé Le défilé des vanités pour son humour décalé et acerbe, la verve de l’auteur et l’exposition de la mécanique du monde de la mode. Les personnages bien que piquants, m’ont laissé un peu sur ma faim et je l’avoue, l’univers général m’a laissée un peu septique. Le défilé des vanités séduira tous ceux qui apprécient le cynisme et s’intéresse à cet univers si spécial qu’est la mode !

 

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