Zone : Chroniques d’un dernier jour – Steeve Hourdé

Je remercie Steeve Hourdé de m’avoir confié son roman ! ☺

Titre et auteur : Zone : Chroniques d’un dernier jour de Steeve Hourdé

Maison d’édition : ARK

Date de publication : 28/11/2014

Nb pages : 280

Résumé :

Zone est un thriller sombre construit sous la forme d’un huis-clos à la mécanique implacable, dans lequel un ensemble de personnage sera confronté à une catastrophe terrifiante.

Un seul choix: survivre.

Une seule question: comment?

Oserez-vous pénétrer dans la ZONE?

Avis : ★★★☆☆

J’ai aimé ce roman horrifique qui s’apparente à un huis-clos !

Dans Zone, nous nous retrouvons face au Major Kieran Wallace, policier originellement, désormais spécialiste mondial à la tête du TCF, United Nation Terror Control Force. Nous rencontrons par la suite, indépendamment de lui, plusieurs ouvriers d’une entreprise. Rapidement, nous comprenons que tous ces personnages se retrouveront sous le joug d’une même menace, les « monstres » et rassemblés face à celle-ci.

J’ai aimé ce roman parce que j’aime les huis-clos de manière générale. Au départ, je ne voyais pas vraiment sous quel angle l’histoire allait se transformer ainsi mais on comprend au fur et à mesure qu’un étau se resserre aussi bien sur les personnages que sur le lecteur.

L’angoisse est présente très rapidement. Alors même que l’on nous présente le Major Wallace, un sentiment d’insécurité pèse sur nous. Cette inquiétude accompagnée d’une bonne dose d’adrénaline se répercute sur tout le récit et ne laisse jamais le lecteur tranquille. J’ai beaucoup apprécié la manière qu’a l’auteur de jouer avec les nerfs de son lecteur. Nous sommes en état d’alarme de bout en bout, concernés par la survie des personnages que l’on observe.

Il y a quelque chose que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est la psychologie des personnages. Il est extrêmement intéressant de percevoir la manière dont chacun a été travaillé. Chaque caractère est très réaliste et reflète à mon sens, le comportement humain dans son état le plus extrême. L’homme face à la peur est capable de tout et c’est ce que nous montre ce récit. Observer les attitudes de chacun face au danger imminent m’a vraiment passionnée. Deux personnages peuvent être en train de rire ensemble et la seconde d’après se trahir pour sauver leurs peaux face au danger de mort. De cette manière, on ne peut pas « s’habituer » aux personnages puisque leurs comportements varient en fonction des situations qui se présentent. On peut être attaché à un personnage durant quelques temps et être terriblement désappointé face à ses actions la seconde d’après. Aucun de ces hommes et femmes présents dans le récit n’est prévisible et c’est réellement appréciable !

J’ai aimé cette humanité mise à rude épreuve, de deux manières différentes. D’un côté les hommes livrés à eux-mêmes dans cette entreprise envahie par les « monstres », d’un autre les autorités et scientifique en charge de cette « situation ». Les deux parties sont confrontés à des choix cornéliens qui remettent nos fondamentaux en doute. Peser le pour et le contre, que favoriser pour un sauvetage en bonne et due forme de la planète ? Tant de questions existentielles se chevauchent durant la lecture du roman, sans pour autant que l’on ne puisse trouver une réponse satisfaisante à 100%.

Ce qui m’a un peu gênée dans ma lecture, c’est le fait qu’au départ il y ait un peu trop de personnages pour que je puisse vraiment avoir mes repères. Le changement de point de vue est assez brutal et empêche une immersion totale dans la compréhension de chacun (au départ j’entends, après on s’y accoutume). J’ai trouvé également l’histoire un peu trop tirée en longueur. Je ne suis pas certaine que ces 65 chapitres se valent tous et soient absolument fondamentaux. Certains comportent beaucoup de descriptions qui ralentissent le rythme, ce qui m’a un peu perturbée, je l’avoue.

En bref, j’ai apprécié ce roman qui joue avec les sentiments du lecteur et offre une réflexion sur la nature humaine lorsqu’elle est menacée. J’ai été véritablement curieuse quant à l’origine de ces « monstres » qui s’attaquent à notre espèce, c’est une question qui m’a hantée tout au long de ma lecture, bien que des éléments de solutions se mettent en place au fur et à mesure.

« Personne n’entre, personne ne sort », tel est le leitmotiv de ce huis-clos oppressant. On comprendra au fur et à mesure à quel point cette phrase est véridique et emplie de sens…

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