Romans – Katherine Pancol

romans

Je remercie Manon des éditions Points pour l’envoi de ce roman ! :)

Titre et auteur : Romans : La barbare ; Les hommes cruels ne courent pas les rues ; Une si belle image de Katherine Pancol

Maison d’édition : Points (Le site/Twitter/Facebook)

Date de publication : 07/02/15

Nb pages : 792

Résumé :

« Les femmes de La Barbare, des Hommes cruels ne courent pas les ruesou d’Une si belle image sont toutes nées un beau jour à New York… sans que je le sache ou presque! »

K.P.

Avis : ★★★★☆

Dans ce recueil, il y a trois romans. La barbare, Les hommes cruels ne courent pas les rues et Une si belle image. J’ai mis 4 étoiles à l’ouvrage pour deux raisons. La première est que, les trois histoires en elles-mêmes valent toutes trois étoiles à mon sens. Je les ai appréciés, j’ai aimé les univers simplement. L’autre raison qui fait que je rajoute une étoile automatiquement est l’objet livre en lui-même qui est véritablement magnifique. Je suis vraiment fan de la couverture qui alterne le mat et le brillant, des couleurs qui se marient parfaitement et des polices d’écriture géniales. Je n’arrêtais pas de retourner à la couverture pendant ma lecture, admirative de ce travail formidable sur le visuel !

Concernant les romans en eux-mêmes, c’est La Barbare que j’ai préféré. Je ne connaissais K. Pancol que par sa fameuse trilogie des Yeux jaunes des crocodiles et le moins que l’on puisse dire est que ceux représentés dans cet ouvrage sont d’un tout autre genre !

J’aime l’écriture de Katherine Pancol. Fluide mais saccadée, délicate mais agressive. Sa plume est aussi complexe que ses histoires et j’adore ça. Je trouve cette imagination intelligente, cette retranscription passionnante.

La barbare et Les hommes cruels ne courent pas les rues se rejoignent assez dans leurs thématiques. L’ambiance y est sèche, étrange, presque clinique tant les réflexions des deux protagonistes paraissent tourmentées mais froides. Il y a des thèmes vraiment récurrents comme la cruauté, le sadisme et masochisme, la haine surtout. Elle dévore tout sur son passage dans ces romans et provoquent de violents déchirements chez ces femmes que l’on suit avec intérêt. Il ya aussi la voracité. Les femmes qui voient la vie entre ces pages ne se sentent jamais heureuses, jamais joyeuses, elles se sentent pleines. L’insistance sur leur « petit ventre rond » est telle que l’on ne peut que la remarquer. Et puis surtout, il y a cette dérangeante mais non moins fascinante atmosphère incestueuse. La relation entre père et fille dans ces romans est extrêmement complexe, flirtant toujours avec la limite de l’inceste. Un amour inconditionnel unit ces deux êtres de même famille, menant inexorablement à des troubles du comportement ou mentaux et à l’incapacité d’avoir une vie sentimentale saine.

Ce sont des romans psychologiques qui confèrent une grande importance à la violence physique et morale. Que ce soit Anne et Serge, Anne et son père dans La barbare ou l’héroïne des Hommes cruels ne courent pas les rues avec son père, ou avec Allan, le besoin de violence, de se faire mal et malmener les autres est plus que présent.

Une si belle image quant à lui relate la vie de Jackie Kennedy d’une manière originale et passionnante. La narration débute avec l’assassinat de son mari, JFK, pour ensuite avoir une rétrospective sur sa vie, sa manière d’être et découvrir le personnage fascinant qu’elle est, de sa naissance à sa mort. Le titre du livre porte très bien son nom, on le découvre à la lecture.  Il est également agréable d’apercevoir des figures que l’on connait bien, comme les De Gaulle ou Malraux. Si la vie de cette femme politique vous intéresse d’ores-et-déjà, ce livre est fait pour vous.

En définitive, je vous conseille amplement de vous procurer cet ouvrage (qui est, je le précise, en tirage limité) pour la qualité de son visuel et les écrits de Katherine Pancol dont la plume est fascinante. Tous ses romans, bien qu’ils se rejoignent sur certaines thématiques, témoignent d’une grande originalité et inventivité chez leur auteur et c’est avec plaisir que je découvrirai d’autres histoires de Katherine Pancol. Romans, un bel objet littéraire !

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