Le parfum des fraises sauvages – Angela Thirkell

Le parfum des fraises sauvages

Septième titre lu en tant que Lectrice Charleston 2016. Merci à Elise & aux éditions Charleston !

Titre et auteur : Le parfum des fraises sauvages d’Angela Thirkell

Maison d’édition : Charleston (Site/Twitter/Facebook)

Date de publication : 07/06/16

Nb pages : 288

Résumé :

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante Agnès à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au coeur de la campagne anglaise. À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le coeur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater… Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable.
Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?
Publié pour la première fois en 1934, Le parfum des fraises sauvages est une éblouissante comédie romantique, dont les personnages sont aussi farfelus qu extrêmement attachants..

Avis : ★★★☆☆

coup de coeur couverture

Le parfum des fraises sauvages, c’est l’histoire des Leslie, une grande famille de personnalités extravagantes. Chaque membre a une particularité qui le caractérise et le rend si singulier par rapport au commun des hommes. Et puis il y a Mary Preston, une jeune femme d’une vingtaine d’années, nièce par alliance, qui se retrouve à Rushwater House pour l’été. Alors qu’elle apparait comme tout ce qu’il y a de plus sage et sain, le lecteur se rend rapidement compte qu’elle a parfaitement sa place au sein de la famille Leslie… Une comédie romantique très british !

Je dois l’avouer, j’ai eu du mal à apprécier ce roman au premier abord. Il m’a bien fallu lire un tiers de l’histoire avant de réussir à trouver quelque chose qui ait du sens à mes yeux et commencer à goûter au plaisir de l’humour d’Angela Thirkell. Mis en cause dans cette difficulté d’appréhension du récit, les personnages. Bien que délicieux une fois apprivoisés, c’est avec un mal fou que j’ai réussi à me figurer qui était qui, quelles étaient les caractéristiques de qui et associer les liens familiaux entre eux. C’est un véritable déferlement de personnages qui nous assaille dès le départ et réussir à identifier chacun m’a pris beaucoup de temps. Je le confesse, il m’a fallu dessiner un arbre généalogique sur une feuille pour comprendre les relations entre chaque membre et être enfin au clair.

Ce qui m’a également perturbée, c’était que je ne voyais pas du tout l’objectif de l’auteur. On entre dans le récit in medias res ce qui ne facilite pas la tâche et l’on est tout de suite saisi au corps par ce personnage extravagant qu’est Lady Emilie. Tout un tas de réflexion s’impose à nous sous le joug de l’agacement, « mais qui est cette dame ? », « mais pourquoi ne tient-elle pas en place ? », « bon sang mais arrêtez-la ! », « comme c’est agaçant ! » ou comme dirait Agnès « comme c’est contrariant ! ». On se demande qui sont tous ces curieux personnages et quel est leur rôle. L’intrigue met du temps à se mettre en place et durant un certain temps, il est difficile de concevoir l’aboutissement de l’histoire.

Fort heureusement, j’ai été immergée subitement au bout de cent pages. D’un coup, tout m’a semblé clair, tout m’a paru agréable et la suite de ma lecture a été un vrai plaisir. Ces personnages si déroutants en premier lieu me sont apparus comme bourrés de charme et particulièrement drôles. Lady Emilie, si agaçante au départ s’est révélée très attachante dans sa maladresse et son détachement touchant, de même pour Agnès dont la sottise égale sa grandeur de cœur. David et son indélicate indifférence, Henry et son flegme à toute épreuve, Martin et ses lubies fantaisistes, John et sa bonté ou Mary et son hypersensibilité mise à rude épreuve, tous les membres de la famille Leslie apportent leur pierre à l’édifice que constitue cette satire sociale dans un grand n’importe quoi plutôt jouissif ! Angela Thirkell dépeint la société anglaise de l’époque avec une fantaisie comique et habileté.

En définitive, si le début de l’histoire est assez complexe et déroutant, il faut s’accrocher pour palper l’humour si spécial de l’auteur qui fait toute la magie du roman. C’est une comédie précieuse et délicieuse que je me ferai un plaisir de relire pour mieux la saisir dans son ensemble et je suis persuadée que je l’apprécierai d’autant plus. A noter également le plaisir de lire la première traduction française d’un roman d’Angela Thirkell, quel honneur ! J’espère avoir le bonheur d’en lire d’autres dans le futur !


Ô joie !

Je suis ravie qu’une citation de ma chronique figure dans ce roman ! :)

Angela thirkell


LC 2016

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