Notre vie à trois – Colline Hoarau

notre vie à trois

Merci Colline pour Notre vie à trois!

Titre et auteur : Notre vie à trois de Colline Hoarau

Maison d’édition : Dédicace

Date de publication : 14/10/15

Nb pages : 100

Résumé : Regards croisés d’un patient et d’une impatiente en lien avec la maladie de Parkinson. C’est une vraie histoire ancrée dans une réalité ni drôle, ni éplorée. Elle est, tout simplement, sans artifice, comme l’authenticité de la vie. Vous serez embarqué dans ce dialogue, l’un faisant écho à l’une.

Ce texte est poétique et entraînant sans nous essouffler. Les mots semblent propulsés pour dire justement ce qu’il faut et rien de plus. Vous n’échapperez pas à la formidable leçon de vie offerte à chacun. Car rien ne sert de geindre, il suffit d’agir et d’avancer.

 

Avis : ★★★★☆

Notre vie à trois est un court roman très émouvant, plein de vie et très poétique.

Nous faisons la rencontre d’Orchidée et Achille, deux êtres qui s’aiment et s’assemblent avec et envers la maladie de Parkinson. Cette dernière arrive, avance, se fait une place et s’installe dans le quotidien de nos protagonistes.

Ce roman est beau. Je l’ai beaucoup aimé parce que la maladie de Parkinson est un sujet très important, au même titre qu’Alzheimer à mon sens. Ce sont des maladies dégénératives que l’on a du mal, à notre époque, à appréhender. Ce sont des maladies considérées comme des fatalités qu’il est impossible d’éradiquer. Elles sont mal et peu connues et je trouve important que des textes comme celui de Colline Hoarau éclosent et tombent dans les mains de tout un chacun.

Je trouve le titre de ce roman particulièrement réaliste et adéquat. Il me touche beaucoup. La forme du texte m’a plu. J’ai aimé que chaque chapitre soit extrêmement court, une page en général pour tirer la substance la plus essentielle d’une réalité. Pas de fioriture, pas d’ornement. Néanmoins cette réalité franche est magnifiée par l’écriture de l’auteur à laquelle je suis particulièrement sensible. J’ai trouvé ça beau, tout simplement. Les phrases et les vérités s’enchaînent joliment. Des formules m’ont interpelée, je les ai trouvées malignes et vraies :

« Je savais ou plutôt, je le faisais spontanément.

Maintenant, je dois réfléchir.

Me contorsionner pour enfiler la première manche.

D’ailleurs, je vous le demande, vaut-il mieux mettre la gauche ou la droite ?

Par laquelle commencer ?

Par la plus facile ou la plus difficile ? 

Laquelle est-ce ?»

Je trouve ça ingénieux, je trouve ça marquant. J’ai aimé toutes ces phrases qui font tilt dans ma tête. En plus d’une histoire, ce livre expose des problèmes factuels, il met le doigt où des solutions manquent face à cette maladie, ce qui est vraiment captivant.

Nous voyons au gré des chapitres, les points de vue des deux protagonistes vis-à-vis de la maladie qui est là, insidieuse… Toute l’opposition et paradoxalement, complémentarité entre Orchidée et Achille, entre le patient et l’impatiente, m’a plu. Ils sont si différents et s’harmonisent pourtant si bien. Les deux forment un couple auquel on s’attache, en très peu de pages.

Je suis d’ailleurs restée un peu sur ma faim. J’ai tant aimé cette écriture, cette retranscription de faits, de vies, que la brièveté du livre m’a laissé un goût de trop peu. J’aurais aimé que cela dure plus longtemps pour combler ma frustration.  Je me dis pourtant que plus aurait peut-être été trop.

En bref, j’ai aimé Notre vie à trois, pour sa beauté dans la forme et dans le fond, pour son sujet encore trop méconnu, pour cette écriture si fine qui me séduit copieusement. Tant de raisons qui me poussent à vous conseiller sa lecture qui ne peut que vous être bénéfique.

5 thoughts

  1. A Berzsenyi Rádióról tudnék írni… a médiatörvényben a kisközösségi rádió, mint fogalom, már nem létezik. Oktatási célú, egyetemi rádióként, 1 fizetett alkalmazottal világot váltani nem lehet. FÅ‘leg nem napi 4 órás adásidÅ‘vel, amit előírtak. Pénz meg persze nulla, ahogy az egész oktatáson spórolnak…

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