Nos étoiles contraires – John Green

Nos étoiles contraires de John Green
Nos étoiles contraires de John Green

Titre et auteur : Nos étoiles contraires de John Green

Date de publication : 21 février 2013

Maison d’édition : Nathan

Durée lecture : 330 pages – Du 17 au 18 avril 2015

Résumé : Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Avis : ★★★★★

Je n’ai pas dérogé à la règle : J’ai adoré Nos étoiles contraires. J’avais peur d’être déçue étant donné les amples louanges que reçoit ce livre mais heureusement, je ne l’ai pas du tout été bien au contraire.

C’est un livre précieux et j’ai savouré chacune des pages en redoutant la fin de ma lecture.

Nos étoiles contraires est un roman qui regorge d’humour caustique et j’ai adoré ça. Le réalisme dont font preuve Hazel et Augustus, les deux personnages principaux est très appréciable même s’il fait parfois mal au cœur. Je n’aime en général pas les romans qui parlent de maladie (de cancer en l’occurrence), de peur que l’on cherche à faire s’apitoyer le lecteur sur les personnages. Ici, c’est tout le contraire.

Hazel est un personnage que j’ai tout de suite aimé. Son prénom, que je n’avais jusqu’à présent jamais rencontré dans mes lectures m’a tout de suite séduite. La maturité dont elle fait preuve à l’âge de 16 ans est intéressante. Se mettre dans ses pensées à travers la narration et découvrir la complexité de sa réfléxion était assez captivant. Elle est réellement très intelligente et ça se sent tout de suite. Sa joie comme son chagrin m’ont touchée à chaque fois. Inutile de dire que plus d’une fois, j’ai eu les larmes aux yeux.

Augustus est un personnage très drôle. On ressent beaucoup plus son côté adolescent que celui d’Hazel et j’ai aimé ça. Je pense que c’est par son optimisme bien plus prononcé que je lui ai attribué plus facilement une mentalité adolescente. C’est intéressant parce que ça contrebalance avec les pensées négatives et le rationnalisme d’Hazel. Le côté faussement narcissique d’Augustus m’a beaucoup plu également.

C’est fou comme en très peu de pages, on s’attache aux personnages. Pas seulement à ces deux adolescents qui sont fous amoureux l’un de l’autre, mais également à leurs parents. Notamment ceux d’Hazel qui m’ont réellement émue tout au long du récit. On sent une telle complicité entre elle et ses parents, un amour si profond qu’il est difficile de ne pas être pessimiste tout au long de la lecture, quant à la souffrance qu’ils ressentiront un jour si Hazel succombe à son cancer. Son père m’a fait monter les larmes plus d’une fois, il est vraiment touchant. La relation quasi fusionnelle qui unit Hazel et sa mère m’a également beaucoup touchée. J’ai vraiment aimé l’importance de la relation parent-enfant, développée dans le roman.

Une référence est omniprésente durant tout le récit, celle d’Une Impériale Affliction du fameux Peter Van Houten. Je crie au génie ! John Green invente tout un univers, une œuvre qui traverse son propre roman et en fait en quelque sorte le fondement. Deux histoires en une, c’est une idée formidable ! Néanmoins, je suis frustrée : J’aurais bien envie de le lire moi aussi, ce chef d’oeuvre auquel se réfèrent Hazel et Augustus tout au long de l’histoire. La fin d’Une Impériale Affliction est par ailleurs la fin la plus extraordinaire et surprenante de tous les temps et la manière d’en rendre compte dans la narration de Nos étoiles contraires identique.

Concernant le personnage de Peter Van Houten en lui-même, je ne dirai rien d’autre que le fait que j’avais senti ce qui se tramait à plein nez ! Je regrette donc le manque de suspens pour ma part, même si ça n’a pas été le cas pour tout le monde.

John Green a parfaitement su allier romance, comédie et drame dans Nos étoiles contraires et concevoir des personnages assez denses pour provoquer une multitude d’émotions chez le lecteur . C’est un roman qui restera gravé dans ma mémoire.

 

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