Ne meurs pas sans moi – Suzanne Stock

ne meurs pas sans moi

Merci aux éditions Points pour cette lecture dans le cadre de notre partenariat.

Titre et auteur : Ne meurs pas sans moi de Suzanne Stock

Maison d’édition : Points

Date de publication :  03/09/2015

Nb pages : 185

Résumé :

En apparence, Sandra Denison aime la vie. Rien ne semble pouvoir arreter la brillante avocate new-yorkaise, qui collectionne les succes professionnels comme les hommes. Elle avance, sure d’elle, et ne regarde jamais en arriere. Car le terrible drame de son enfance la ronge. La jeune femme revoit encore les flammes lecher les murs de la maison, se refermer comme un piege infernal sur sa mere. Et ces etranges yeux rouges qui la fixent. Sandra Denison aimait la vie jusqu’a ce qu’une nuit suffise a la faire basculer dans l’horreur. Un message qui ne lui etait pas destine et qu’elle n’aurait pas du voir, les meurtres atroces de ses proches, une creature invisible qui la poursuit. Pourquoi son pere, qu’elle appelle desesperement a l’aide, l’abandonne-t-il maintenant ? La tient-il pour responsable des tragiques evenements survenus vingt ans auparavant ? Dans une ville comme frappee d’un sortilege et soudainement desertee, Sandra va devoir affronter les secrets qu’elle redoute tant. Seule au monde. ou presque. Car les fantomes surgissent du passe, bien decides a lui faire endurer le pire des cauchemars. Ils reclament leur dette de sang. Quelqu’un devra payer. Avec Ne meurs pas sans moi, Suzanne Stock nous livre un thriller d’une habilete redoutable. Une mecanique sombre et deroutante au denouement insoupconnable.

Avis : ★★★★☆

En sortant de ma lecture, le premier mot qui me vient en tête est « surprenant » !!!

Lorsque l’on ouvre ce roman, on entre dans la vie de Sandra Denison, une avocate de renom, au tempérament difficile. C’est une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, droite dans ses bottes en apparence. On sent immédiatement qu’elle a vécu un sacré traumatisme qui l’empêche d’aller pleinement de l’avant et c’est bientôt l’horreur…

Sandra est un personnage très énigmatique qui intrigue dès le départ. Mon sentiment alternait au fil des pages. Je la trouvais détestable puis attachante puis dénuée de morale pour la prendre enfin en pitié. Son humeur est changeante tout comme sa personnalité qui semble trouble immédiatement.

L’ambiance est extrêmement étrange, presque glauque en fait. J’ai eu le malheur de lire les premiers chapitres avant d’aller dormir et je vous avoue que ma nuit ne s’est pas déroulée sans inquiétude. L’atmosphère est vraiment lourde durant toute la première partie du livre, « L’appel du vide ». Titre qui intrigue soit dit en passant. Nous sommes emportés dans un tourbillon de folie de plus en plus démesurée, nous ne comprenons pas ce qui se passe car tout à l’allure d’un affreux cauchemar éveillé. On oscille entre le rationnel et l’irrationnel sans pouvoir décider ce qui prime. Des événements de plus en plus atroces se produisent autour de Sandra sans que celle-ci n’y puisse rien et le suspens est réellement à son comble à la fin de cette première partie.

La seconde partie est une révélation. J’ai adoré avoir enfin des clés pour comprendre l’enfer dans lequel Sandra se retrouve. J’avoue avoir été de surprise en surprise, je ne m’attendais à rien et je dévorais chaque page, avide de la suite pour appréhender le fin mot de l’histoire. A trente pages de la fin, j’étais vraiment satisfaite puisque le dénouement faisait enfin sens dans mon esprit ! J’avais découvert ce qui se tramait derrière toute cette histoire ! Mais en fait non, j’étais complètement à côté de la plaque avec des théories aussi farfelues que la première partie du roman qui m’avait fait perdre tous mes repères.

L’histoire en soi est donc vraiment géniale, original et effrayante. Ces fameux yeux rouges (à l’image de la couverture) nous hantent tout au long de notre lecture. A qui ou à quoi appartiennent-ils ? D’où viennent-ils, quels sont leurs rôles ? On se pose des centaines de questions tout au long du récit et lorsque certaines questions se voient être enfin résolues, la satisfaction est énorme et immédiate !

Concernant la construction du roman, la chronologie rebute un peu au début. On ne comprend pas vraiment la pertinence, tout semble fouillis et mal maîtrisé, ce qui s’avère totalement faux par la suite. Elle est en réalité très importante et délivre des éléments clés au fur et à mesure qu’une avancée dans le temps basique ne permettrait en aucun cas. Le fait d’avoir scindé le roman en deux est une excellente idée. Il est vrai que, même si la chronologie reste identique, une vraie scissure se trouve entre les deux morceaux du roman. Elle représente le début de la compréhension mais aussi le début de l’étonnement. Chaque chapitre compris dans ces deux parties portent des titres qui sont très intrigants ! Je les lisais les uns après les autres en recherche de compréhension et je n’ai pas vu le temps passé lors de ma lecture.

En définitive, Ne meurs pas sans moi est un thriller très bien mené qui peut dérouter au début cela dit. Les personnages sont bien construits et l’intrigue est très intelligente. J’ai passé un excellent moment à cette lecture et je la conseillerai à quiconque aime ce genre littéraire ! Angoissant et habile sont les deux mots qui me viennent à l’esprit en pensant à l’histoire.

3 thoughts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *