L’homme qui haïssait le bien – Sébastien Bohler

Merci aux éditions Robert Laffont & Netgalley pour cette lecture!

Titre et auteur : L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Maison d’édition : Robert Laffont (Site/Facebook/Twitter)

Date de parution : 20/04/17

Nb de pages : 416

Résumé :

Le crime était une maladie. On a découvert le traitement. 
Qu’y a-t-il dans la tête de Franck Corsa, le psychopathe le plus dangereux de France ?
Pour la première fois, grâce aux progrès fulgurants de l’imagerie cérébrale, quelques scientifiques peuvent le savoir. Ils proposent alors un marché au prisonnier : effacer les causes du mal dans son cerveau par une opération chirurgicale jamais tentée à ce jour.
Lorsque Corsa se réveille, il n’est plus le même homme. Bonté, compassion, douleur : toute une gamme de sentiments humains lui est brusquement révélée.
Seul problème : être un homme bon ne faisait pas partie de ses plans.

Avis : ★★★☆☆

L’homme qui haïssait le bien est un bon thriller, même si je l’ai trouvé un ton en dessous de Neuroland !

Franck Corsa, le plus dangereux psychopathe de France est de retour. La science a découvert que la psychopathie était une maladie soignable. Franck Corsa, se voit donc contraint de subir une opération lors de laquelle des cellules souches lui permettront de connaître le sens du bien et du mal. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu avec ces fameuses cellules…

Je préfère vous prévenir, ceux qui souhaiteraient se lancer dans cette lecture sans avoir lu Neuroland se trouveront un peu lésés. En le commençant au départ, je me suis vite rendu compte qu’il fallait que je lise Neuroland avant, sans quoi un bon nombre d’éléments me paraîtraient incompréhensibles.

L’homme qui haïssait le bien est donc une bonne suite à Neuroland même si je l’ai trouvé un peu moins complet et un peu moins réaliste.

J’ai été ravie de constater que l’on avait enfin des éléments nous permettant de mieux appréhender le personnage de Franck Corsa. Des bribes de son enfance nous sont relatées et l’on peut alors constituer son profil psychologique ainsi que les causes de sa psychopathie. Si le personnage de Franck est toujours aussi effrayant, je l’ai en revanche trouvé un peu moins charismatique que dans le roman précédent. En effet, il perd de sa superbe, n’ayant plus un rôle franchement prédominant. De plus, j’ai été un peu déçue parce que son personnage perd en réalisme. Je pense notamment à une scène durant laquelle il se « lobotomise » tout seul, sans mourir ni subir de dommage, ce qui me parait complètement irrationnel.

J’ai aimé le fait que l’on soit moins dans la science pure et dure et un peu plus dans la politique et toutes les magouilles qui en ressortent. La manipulation et la corruption sont encore de mise et j’ai apprécié que les dirigeants, notamment le Premier Ministre, doivent user de stratégie malsaine pour mettre à mal celui qui risquerait de compromettre leurs carrières et leur intégrité.

Si l’histoire perd en crédibilité en raison d’actions si irréalistes qu’elles en deviennent presque loufoques (je pense toujours à cette « autolobotomie » entres autres), elle augmente par contre en intensité dans l’horreur. Un nouveau personnage, le Docteur Nichols avec sa société « Ovotech » fait preuve d’une monstruosité sans nom, provoquant l’indignation et le dégoût. On verse dans le trafic humain et scientifique. L’éthique n’existe plus, seul l’argent est important, c’est aussi abominable que fascinant.

En définitive, L’homme qui haïssait le bien est un bon thriller qui, s’il manque de réalisme par moment, provoque avec succès des sentiments multiples face à la corruption, aux trafics et à la manipulation. La fin laisse penser que l’on n’a pas fini d’entendre parler de Franck Corsa… et je m’en réjouis !

6 thoughts

    1. Si tu as lu Neuroland avant je te le conseille, si tu ne l’as pas lu tu auras un peu du mal à tout comprendre je pense, il y a pas mal de détails faisant référence au premier thriller de Sébastien Bohler !

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