Le triomphe du singe-araignée – Joyce Carol Oates

Le triomphe du singe-araignée de Joyce Carol Oates
Le triomphe du singe-araignée de Joyce Carol Oates

Titre et auteur : Le triomphe du singe-araignée de Joyce Carol Oates

Maison d’édition : Points

Date de publication :  16 février 2012

Nb pages : 127

Résumé :

Accusé Bobbie Gotteson, levez-vous! Au tribunal, se joue la vie de cet énergumène, faciès de singe et jambes velues d’araignée. Il voulait briller sous les feux de la rampe en étant acteur ou chanteur. Raté! Aujourd’hui, il est sous les projecteurs de la Justice à cause de son principal hobby: découper des femmes à la machette. Bobbie Gotteson, autoproclamé le Taré, vous êtes condamné!

Avis : ★★☆☆☆

Je n’ai pas trop aimé ce roman de Joyce Carol Oates. Il y a du positif mais qui est largement passé à la trappe sous les aspects négatifs.

La lecture de ce livre est assez difficile. Les mots se déchiffrent, les phrases se décomposent, le texte ne fait pas sens immédiatement. La narration est extrêmement complexe. Je pense que l’auteur a voulu rendre compte de l’état avancé de la maladie mentale de Bobbie Gotteson à travers une narration farfelue mais cela rend très difficile la compréhension de la lecture. On passe de la troisième personne à la première personne sans transition, ce qui est un peu perturbant. Tout au long du récit, on peut comprendre que c’est Bobbie lui-même qui raconte son histoire, même s’il s’exprime à la troisième personne en parlant de lui parfois (ce qui n’est pas étonnant puisqu’il souffre de trouble de dissociation). Son récit est entrecoupé de passage en italique qui font référence à son procès, avec le point de vue des personnes extérieures. On peut ainsi comparer la vision des choses du « singe-araignée » et celle des autres qui diffère totalement.

Ce roman est intéressant par sa construction. On a l’impression d’avoir entre les mains un recueil de documents sur la personne de Bobbie Gotteson. On y trouve des poèmes qu’il a écrit dans sa jeunesse, des interviews, des passages du procès et sa propre pensée. Il est très intéressant d’avoir diversifier ce qui rend compte de sa personnalité, pour la rendre réelle justement.

Bobbie est également placé en tant que victime à quelques moments, ce qui rend extrêmement mal à l’aise lorsque l’on sait tout ce qu’il a fait. Il est ainsi perçu comme un personnage ambigu et rend déroutante la situation. C’est une personnalité très complexe. Il pense dire la vérité, rien que la vérité alors que le reste du monde semble convaincu du contraire, il pense avoir des pouvoirs, ce qui, clairement relève d’une grande pathologie. Sa réalité n’a rien à voir avec celles des autres et c’est intéressant à comparer.

En bref, ce roman est intéressant mais sa forme décousue, à la chronologie aléatoire, rend la lecture difficile et ne permet pas aisément de rentrer dans l’histoire. Je n’ai pas trop aimé. J’ai lu il y a quelques temps un autre roman de Joyce Carol Oates, Zombi, qui à mon sens était bien meilleur.

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