Le Secret de Thangka – Nicolas Gaube

Le Secret de Thangka de Nicolas Gaube
Le Secret de Thangka de Nicolas Gaube

Je précise que ce roman m’a été offert en format pdf, gracieusement par son auteur Nicolas Gaube grâce à un concours.

Titre et auteur : Le secret de Thangka de Nicolas Gaube

Maison d’édition :  Editions Ex-Aequo

Date de publication : 07/11/2014

Durée lecture : 220 pages – Du 01/04/2015 au 03/04/2015

Résumé : Il est peut-être le seul à pouvoir vous sauver la vie… Il s’est échappé de sa prison. Perdu au milieu de la garrigue, il court pour sa vie. Derrière lui, il laisse la fille, abandonnée aux mains de son geôlier. C’est elle qui l’a libéré, il lui doit la vie. Il a besoin d’aide pour la sauver. Viendra-t-elle de Jean-Pierre qui se sait condamné et déteste tous ceux qui s’approchent de lui ? Viendra-t-elle de Rémi qui a été jeté à la rue et semble plus désespéré que lui ? Il n’a pas de temps à perdre, l’homme-loup est à ses trousses. Il sait de quoi il est capable, il l’a vu tuer ses semblables tant de fois. Ce qu’il ne sait pas, c’est que, sans lui, la fille est condamnée. Il ne peut pas le savoir. Ce n’est qu’un chien.

Avis : ★★★★☆

Et bien je dois le dire : Quelle surprise !!! Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec ce roman et quand je ne sais rien, je m’attends toujours au pire (c’est pas bien mais c’est comme ça). Je me suis complètement fourvoyée parce que j’ai adoré Le Secret de Thangka, cette lecture était géniale ! Je le dis tout de suite, je le recommande vivement !

Tout d’abord, je tiens à dire que lorsque je lis quelque chose et que j’y pense toute une journée après avoir terminé ma lecture, c’est un très bon signe ! C’est ce qui s’est passé ici. Plusieurs choses m’ont particulièrement marquées dans ce roman. Les thèmes présents me sont chers comme celui des animaux cobayes, de la maladie, de la recherche scientifique et de l’homosexualité. Notamment celui du rejet de la famille quant à l’homosexualité, du père en l’occurrence. J’ai aimé la façon dont tous ces thèmes sont abordés. J’ai énormément apprécié le fait qu’à la fin du roman, une page soit consacrée à l’association « Le Refuge », qui aide les jeunes qui sont renvoyés de chez eux parce qu’ils sont homosexuels (je rappelle l’adresse web à la fin de l’article).

Au début du roman, on s’emmêle un peu les pinceaux avec les personnages et la focalisation variable. On passe d’un personnage à un autre sans trop comprendre s’il y a un lien ou non entre eux, sans trop savoir qui ils sont, on a même un léger temps d’adaptation lorsque le point de vue est celui de Thangka, ce Shih tzu si incroyable. On s’y fait rapidement et on se laisse très rapidement prendre au jeu ! Au fur et à mesure de la lecture, tout se met en place en temps voulu et c’est agréable.

Tous les personnages sont très intéressants. J’ai tout de suite aimé Jean-Pierre Cabanel, celui qu’on pourrait au premier abord qualifier de « vieil aigri », mais tellement attachant.

Que dire de Rémi à part que j’ai directement accroché à son personnage. On le découvre dans un moment difficile, un moment de malaise ambiant et j’ai ressenti beaucoup d’empathie à son égard. Le rejet d’un fils par son père, c’est terrible. Et pour quelle raison…! C’est avec engouement que j’ai suivi son parcourt de jeune homme particulièrement courageux.

Paul, le père de Rémi m’a insupportée autant que répugnée. Je n’ai pas réussi à avoir la moindre empathie à son égard.

Alice m’a fait de la peine tout au long du récit et m’a en même temps un peu perturbée. Elle reste mystérieuse jusqu’à la fin à mon sens.

L’ « Homme-Loup », Marek est un personnage très angoissant, très oppressant même. On ressent un malaise lorsque la narration se focalise sur lui.

Quant à Thangka, ce fabuleux chien, ce fut un plaisir de suivre son évolution. On le sent et le sait tout de suite intelligent et on a toujours envie d’en apprendre plus sur lui. Il est réellement captivant tant par son passé que son avenir.

En lisant ce roman, j’ai pensé tout du long à Descartes et sa thèse sur les animaux-machines qui a poussé des hommes à la tentation de la vivisection et tout ce qui s’ensuit au XVIIème siècle. Il est honteux qu’on puisse toujours, à notre époque, exploiter les animaux comme s’ils n’étaient que des objets sans conscience. Je pensais à tous ces animaux torturés dans la vraie vie à des fins scientifiques. C’est quelque chose qui me révulse et m’écoeure à un tel point !

Il y a des choses que je ne comprends pas dans la vie et deux de celles-ci étaient présentes dans ce roman : le rejet d’un être parce qu’il est homosexuel et l’exploitation des animaux comme s’ils étaient de vulgaires objets indignes de considération. Cela m’a particulièrement touchée.

Pour en revenir à l’objectif principal de cet avis que je vous écris, je vous conseille vraiment ce roman qui pour ma part, m’a amené à beaucoup de réflexion par la suite. Il est très intéressant, très prenant, très bien écrit, l’intrigue est bien menée, il est formidable ! Je lirai le prochain roman de Nicolas Gaube, c’est certain.

 

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