La triste fin du petit enfant huître et autres histoires – Tim Burton

la triste histoire du petit

Titre et auteur : La triste fin du petit enfant huître et autres histoires (Edition Spéciale) de Tim Burton

Maison d’édition : 10/18

Date de publication : 18/02/15

Nb pages : 190

Résumé :
Fidèle à son univers d’une inventivité si particulière, mêlant crauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d’enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Robot Boy, Stain Boy, The Girl Who Turned Into A bed, Mummy Boy, etc… sont tous les héros typiquement burtoniens de ces petits textes rimés. Mais attention ce n’est pas parce que le monde de l’enfance est le thème principal que ce livre d’adresse aux enfants. Au contraire. C’est un recueil d’histoires tragiques, cruelles, cyniques, pleines d’humour noir et de tristesse infinie.

Avis : ★★★★★

 Je suis totalement sous le charme de ce magnifique ouvrage !

La triste fin du petit enfant huîtres et autres histoires est un recueil de poésie. Poésie oui, mais peu banale. Les histoires que l’on nous narre sont étranges, mystérieuses, souvent cruelles. Elles nous engouffrent dans une espèce de monde onirique, parfois cauchemardesque, qui semble ne pas être au fait de la rationalité. C’est franchement jouissif !

Les poèmes sont formidables et c’est une superbe idée que de les avoir accompagnés de dessins. Je suis loin d’être fan de Tim Burton comme beaucoup le sont, tout simplement car je ne connais pas vraiment son travail. Quelques films, tout au plus. Cependant, je dois dire que l’immersion dans son univers par ce recueil m’a donné envie d’en connaître plus sur ce personnage ! Quel talent graphique, quel talent d’écriture ! Ses dessins, un peu effrayant, aux couleurs vives et éclatantes, sont tout à fait éblouissant. Sans eux, le recueil n’aurait pas autant d’intérêt c’est une certitude.

la fille qui fixait fixait

Je ne m’attarderai pas plus, j’admire l’œuvre. On sent le génie créatif à chaque page tournée. J’émettrais toutefois un bémol. Je trouve ça formidable de l’avoir éditée en version bilingue, c’est toujours, à mon sens, une valeur ajoutée à une œuvre littéraire. En revanche, je dois dire que je n’adhère pas franchement au parti pris du traducteur. Je pense que la traduction française est trop éloignée du fond et trop alambiquée. Le traducteur privilégie les rimes au détriment du texte et interprète beaucoup trop à mon sens (j’ai par exemple trouvé un peu douteux de changer les noms des personnages pour faciliter les rimes). Je sais bien que traduire de la poésie est loin d’être facile, mais je trouve que se rapprocher du texte est le plus essentiel, quitte à avoir des rimes un peu moins extraordinaires. Je ne suis vraiment pas convaincue par cette traduction-ci en tout cas. Si vous savez lire en anglais (même à faible niveau, le vocabulaire de Tim Burton est simple), focalisez-vous sur le texte originel et aidez-vous seulement de la traduction si nécessaire.

En bref, si l’on occulte cette traduction à laquelle je n’adhère guère, l’objet livre en lui-même est magnifique, l’œuvre complètement envoutante. Si vous aimez les univers irrationnels, un peu macabres, jetez-vous dessus !

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