La pire. Personne. Au monde. – Douglas Coupland

Merci Babelio et Au Diable Vauvert pour cette lecture dans le cadre d’une masse critique ! :)

Titre et auteur : La pire. Personne. Au monde. de Douglas Coupland

Maison d’édition : Au Diable Vauvert

Date de publication :  20/08/15

Nb pages : 360

Résumé :

À quarante ans, Raymond Gunt mène une existence misérable entre une ex-femme qui le méprise, un appartement londonien crasseux et une carrière de cameraman ratée. Engagé pour le tournage d’une célèbre téléréalité américaine aux îles Kiribati, en plein océan Pacifique, Raymond s’attend à connaître des jours luxurieux. Mais il attire littéralement les catastrophes les plus extrêmes et les plus imprévisibles…

Avis : ★★★★☆

J’ai envie de commencer ma chronique en écrivant « HAHAHA, ce roman est trop marrant !!! », mais ça ne serait pas très professionnel.

Dans ce livre, nous nous retrouvons face à Raymond Gunt, dit Ray Cunt, un « pauvre type ». Il est engagé en tant que caméraman pour tourner « Survival », une téléréalité qu’il exècre (comme toutes les téléréalités américaines), sur les îles Kiribati. Aussi malchanceux que possible (Karma ?), rien ne se passe comme prévu au grand dam de sa petite personne.

Commençons par l’aspect extérieur de cet ouvrage. Comme à chaque fois que je trouve qu’un livre est beau, je suis obligée de le notifier ici. L’objet livre est particulièrement réussi pour La pire. Personne. Au monde. . La couverture qui me paraissait peu attirante sur internet est en fait superbe (aussi bien esthétiquement que tactilement). J’aime toutes les images renvoyant au Diable dans le livre, la mise en page, la mise en avant de l’auteur, bref : Gros coup de cœur pour le travail éditorial !

Concernant l’histoire en elle-même, elle est vraiment géniale ! J’ai beaucoup ri ! Pas de simples sourires ou des rires mentaux, j’ai ri à gorge déployée, ce qui est franchement rare. Ce roman constitue une superbe satire sur la société américaine d’un point de vue anglais. Ici, il y a absolument TOUT sauf du politiquement correct.

Il faut dire que le personnage principal Raymond Gunt est l’exemple même du « pauvre type » insupportable qui n’a pas sa langue dans sa poche. On rit à ses dépends tout comme pour son franc parler. Vulgaire à souhait (malgré les réprimandes des Américains, « il y a des dames bon sang ! »), il expose au lecteur ses pensées les plus profondes sans langue de bois. C’est souvent trash, que ce soit sexuellement ou fécalement parlant. Tous les sujets tabous y passent reflétant une critique sociétale bien établie à travers l’ignominie de notre personnage.

Neal, un SDF « recruté » par Raymond pour l’émission, joue un rôle extrêmement important dans ce roman. On observe sa position au plus bas de l’échelle de la hiérarchie sociale de nos jours, à son ascension dans la richesse et la luxure. De sa position d’esclave à meilleur ami de Ray. Fiona, l’ex femme machiavélique de Raymond est un personnage abominable qui apporte une sacrée dose de piquant à l’histoire. Elle incarne le Diable de ce récit, celle qui tire toutes les ficelles dans le but d’achever son « pauvre » ex-mari.

L’écriture de Douglas Coupland me plaît énormément. C’est drôle, terriblement cynique et acerbe. Chaque chapitre comporte une perle mémorable. L’humour qui est le sien me séduit totalement.

Je ne conseillerai pas ce roman à n’importe qui car je pense qu’il faut aimer ce genre de comique satirique (et un peu sale, je vous le concède), mais si vous pensez aimer ce genre d’humour, n’hésitez pas une seule seconde ! Personnellement, je me languis de lire un autre roman de cet auteur !

6 thoughts

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