La mer en hiver – Susanna Kearsley

la mer en hiver

Merci x100000000 à Elise des éditions Charleston pour cette merveille !

Titre et auteur : La mer en hiver de Susanna Kearsley

Maison d’édition : Charleston (Le site/Twitter/Facebook)

Date de publication : 09/11/15

Nb pages : 464

Résumé :

Printemps 1708, une flotte jacobite de soldats français et écossais échoue à faire revenir James Stewart, le roi exilé, sur ses terres d’Écosse afin de réclamer sa couronne.

De nos jours, Carrie McClelland s’inspire de cet épisode historique dans son nouveau roman. Installée aux abords du château de Slains, au coeur d’un paysage écossais désolé et magnifique, elle crée une héroïne portant le nom d’une de ses ancêtres, Sophia, et commence à écrire.

Mais elle se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au coeur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé…

Avis : ★★★★★♥

coup de coeur

Je le savais. Je savais que La mer en hiver serait un coup de cœur, je le sentais ! Mais je ne pensais pas que ce serait un coup de cœur absolu, peut-être même bien mon coup de cœur de l’année 2015 ! J’en ai encore des frissons rien que d’y songer…

De nos jours, Carolyn McClelland, auteur de romans historiques, se rend en Ecosse pour travailler sur son nouveau roman. Ce dernier se déroule au début du XVIIIème siècle, lors d’une tentative des jacobites pour rendre au roi Jacques sa couronne. Par l’inspiration que lui procure cet épisode historique, Carrie raconte une histoire d’amour. Je dis bien « raconte » car il semblerait, comme on le perçoit au fil du récit, qu’elle ne soit pas vraiment maîtresse des événements qui découlent de sa plume…

Quel coup de génie que ce roman historique ! Ou devrais-je plutôt parler de « double-roman ». S’il y a bien quelque chose que j’apprécie, c’est un roman bien écrit, romancée, avec un contexte historique passionnant. S’il y a quelque chose que j’aime encore plus, ce sont deux romans de ce type inclus en un ! Susanna Kearsley obtient vraiment tout mon respect et mon entière admiration à travers ce roman passionnant, magnifiquement maîtrisé de bout en bout, ne manquant certainement pas de rebondissements !

En effet, bien que les événements relatés par l’auteur soient factuels pour la plupart, l’action est emplie de suspens et particulièrement prenante. Certains passages m’ont éblouie par leur ingéniosité, d’autres par la surprise provoquée. Si l’on peut s’attendre à certains faits à venir, cela est uniquement dû à la volonté de l’auteur qui les induit avec habileté.

Habileté que l’on constate également avec l’offre de sentiments bienveillants émergeant de l’histoire. J’ai senti une bonté, un puits d’émotions positives émaner de La mer en hiver. Certes, le récit comporte bien des aspects tragiques et dramatiques, certes, j’ai versé ma petite larme à certains passages tant le chagrin m’étreignait, mais il résulte de ce livre tant de douceur et de générosité que je ne peux que ressentir une immense affectuosité envers ce brillant roman.

Les personnages sont justes. A l’instar de la vie, il y a les êtres dépourvus de méchanceté, les autres incapables de bons sentiments, les hypocrites n’agissant que par intérêt et ceux dont le comportement est trop complexe pour rentrer dans des catégories pré-établies. Chaque être de papier qui surgit de cet ouvrage a ses spécificités qui font de lui une entité reconnaissable, sans avoir à le nommer précisément. Certains me sont profondément antipathiques, d’autres m’émeuvent au plus haut point.

J’ai ressenti une amitié et une tendresse sincères pour Carrie et Sophia. Les deux sont différentes et pourtant si proches qu’il est impossible d’aimer l’une sans l’autre. De la même manière, j’ai aimé autant John Moray que Graham Keith, qui m’apparaissent comme inévitablement liés. Ces quatre personnages ont un immense capital sympathie!

Maintenant que ma lecture est terminée, je ressens une espèce de vide. J’aurais aimé que cette histoire se prolonge indéfiniment et ne jamais en sortir. Les paysages de l’Ecosse, ses habitants, son histoire, tout était si parfait qu’une nostalgie m’étreint d’ores-et-déjà. Je ne doute pas du fait que je ne retrouverai guère une lecture si plaisante sous tout rapport avant un bon bout de temps. Je le clame donc sans réserve : La mer en hiver est le roman que j’ai préféré, et de loin, en cette année 2015.

A lire, et relire (ce que je ferai sans aucun doute) sans réserve !

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