La maîtresse des anges, T1 – Corine M.

La maîtresse des anges de Corine M.
La maîtresse des anges de Corine M.

Titre et auteur : Les porteurs d’éternité : 1 – La maîtresse des anges de Corine M.

Maison d’édition : Rebelle Editions

Date de publication : 12 mars 2015

Nb pages : 228

Résumé :

Alexia Lepage, une célèbre et talentueuse artiste peintre, décide de s’offrir un magnifique manoir du XVIIIe siècle, situé en plein coeur de la campagne provençale. Ce doit être pour elle un nouveau départ, une sorte de renaissance. Elle ne croit pas si bien dire… Derrière l’étrange monolithe, qu’elle découvre par hasard dans les sous-sols du château, se cache vraisemblablement le plus grand mystère de tous les temps. Et, ironie du sort, c’est Alexia elle-même qui semble en être la clé…

Avis : ★★★★☆

J’ai aimé La Maîtresse des Anges mais je dois dire que je ne m’attendais pas à du tout à ça quand j’ai commencé ma lecture! J’ai vécu de sacrés moments d’angoisse et de frayeurs avec ce premier tome ! Je ne pensais pas que l’histoire de ce roman serait si sombre avec un univers vraiment terrifiant en premier lieu. Que ce soit pour le côté surnaturel, ou le côté rationnel d’ailleurs, les deux apportent leurs parties les plus obscures. La mièvrerie n’est pas au rendez-vous et c’est tant mieux.

L’écriture est très imagée, les descriptions sont assez nombreuses et très bien faites, de sorte que l’on n’a aucune difficulté à se représenter virtuellement ce qui se passe dans le livre. C’est pour cette raison que j’avoue avoir été assez troublée par moments, certaines scènes m’ayant réellement fait froid dans le dos ! J’évitais de lire La maîtresse des anges avant d’aller dormir, sous peine de faire des cauchemars de psychopathes ou de scènes sanglantes. Ce roman nous permet une espèce d’immersion en enfer au sens littéral comme figuré, dans les tréfonds de la cruauté humaine et surhumaine.

La violence, le sang et la cruauté sont des thèmes largement exploités dans la première moitié du roman. Ils sont amenés de manière habile même si j’ai trouvé qu’au début, tout s’enchaînait un peu trop rapidement à partir du moment où Alexia descend dans les sous-sols et découvre ce qui va changer sa vie. Tout ceci contrebalance avec la Bonté, qui, même si elle est moindre, apporte une touche d’espoir dans le roman.

La curiosité a été le fil conducteur qui m’a fait évoluer dans ma lecture. J’avais une envie indescriptible de comprendre tous les événements qui se produisaient, tous ces phénomènes irrationnels surgissant subitement.

J’ai aimé tout le côté religieux de l’histoire qui apporte un pan mystique au récit. C’est un sujet fascinant depuis toujours et qui m’intéresse beaucoup historiquement. Les extraits du Livre d’Enoch sont très intéressants. Le fait de s’être appuyé sur un écrit apocryphe et non un des écrits faisant partie du canon juif ou chrétien est très judicieux et m’a beaucoup plu.

Les thèmes travaillés dans ce roman comme la réincarnation ou la démonologie sont instinctivement vecteurs de curiosité. Ils m’ont tout de suite emballée. J’ai beaucoup aimé l’ambivalence d’Alexia par rapport au « bien » ou au « mal », Prince des ténèbres ou Prince Céleste ? La toute dernière partie du roman est une finalité à laquelle je n’aurais jamais songé en débutant ma lecture. Le personnage d’Alexia qui se dévoile au fur et à mesure, ne permet son identification totale qu’à la fin du roman et j’ai adoré ce fait.

La Maîtresse des Anges est donc un très bon roman traitant du thème ange/démon, mature et bien ficelé. Il m’a convaincue par la curiosité qu’il su instaurer en moi. C’est une belle découverte !

 

 

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