Il court, il court, le furet – M.J. Arlidge

Titre et auteur : Il court, il court, le furet  de M.J. Arlidge

Maison d’édition : Les Escales (Site/Facebook/Twitter)

Date de parution : 09/03/16

Nb de pages : 400

Résumé :

Southampton, quartier rouge. Le corps d’un homme est découvert. Atrocement mutilé, le cœur arraché. Peu de temps après, un colis est déposé au domicile de la victime. Sur un écrin de journaux, repose… son cœur. Bientôt, un autre corps est retrouvé. Même mise en scène macabre. La peur s’empare de la ville.
Pain bénit pour les tabloïds, le tueur en série est bientôt comparé à Jack l’Éventreur. Pourtant, ce ne sont pas les prostituées qui sont visées mais leurs clients. Les victimes, des hommes en apparence bien sous tout rapport, fréquentaient tous en secret les bas-fonds de la ville.
Le commandant Helen Grace est chargée de l’enquête. Le tueur est déchaîné. À elle de l’arrêter avant qu’il ne frappe à nouveau. 

Avis : ★★★★★

Il court, il court, le furet est une suite palpitante à Am Stram Gram !

Nous retrouvons le commandant Helen Grace pour une nouvelle affaire. Des hommes se font tuer dans les bas-fonds de Southampton, les entrailles ouvertes, le cœur manquant. Helen tente alors de retrouver la tueuse, mais c’est sans compter sur Ceri Harwood, le nouveau commissaire qui lui met des bâtons dans les roues.

Il court, il court, le furet adopte le même schéma narratif qu’Am Stram Gram. C’est-à-dire que l’auteur choisit de raconter le récit par une succession de chapitres brefs qui rend la narration concise et efficace. L’alternance de focalisations entre victimes, tueur et enquêteurs est captivante.

Le personnage d’Helen Grace nous est montré sous un nouveau jour. Encore plus froide et sèche en public, l’on se met pourtant à entrevoir ses faiblesses dans la lueur de l’intimité. Helen Grace dans cet opus est effectivement mise à mal par un certain nombre d’événements, de personnages et le traumatisme concernant sa sœur qui s’était produit dans l’épisode précédent. C’est très intéressant de découvrir une autre Helen.

Ceri Harwood est la première à être un obstacle face à Helen Grace. Nouveau commissaire succédant à Whittaker, elle change complètement la donne chez les flics et mène la vie dure au commandant Grace. On la porte donc peu dans notre cœur de lecteur, d’autant plus qu’avec son arrivée, les journalistes sont presque les bienvenus dans la police ce qui empêche Helen de faire convenablement et discrètement son travail.

Emilia Garanita, la fameuse journaliste entre donc dans la danse. C’est encore plus la guerre entre elle et Helen dans ce deuxième tome. La journaliste et Ceri Harwood, forment à elle deux une sorte d’alliance anti Helen Grace totalement frustrante et insupportable. Ca rajoute du piquant à l’intrigue et met les nerfs à rude épreuve.

Les personnages de la série sont donc encore plus intéressants et plus complets et servent à merveille l’intrigue d’Il court, il court, le furet. Cette dernière est par ailleurs un peu moins originale que le premier opus. Cependant, le récit n’en reste pas moins palpitant avec un suspens bien ménagé. On se demande pourquoi la tueuse arrache le cœur de ses victimes et surtout, on essaye de comprendre l’origine de sa motivation à vouloir éradiquer tous les hommes ayant recours aux prostituées.

Ce qui fait le petit plus de ce tome et qui compense cette intrigue un peu moins « hors norme » à mon sens, c’est l’émotion. Il y a beaucoup plus d’émotions dans ce second épisode. Les personnages que l’on connait sont un peu plus mis à nu. On commence à les connaître plus personnellement dans leur vie privée. Helen, notamment, nous dévoile des facettes de sa personnalité jusque-là inconnues. Charlie également, est un personnage qui dans cette histoire m’a encore plus plu que dans Am Stram Gram. Tous font face à des dilemmes qui provoquent inexorablement des sentiments que l’on ne pouvait pas voir autrement chez eux.

En définitive, Il court, il court, le furet est une excellente suite à Am Stram Gram et je m’en vais désormais lire La maison de poupée !

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