Quand les coeurs chavirent – Katy Du’Gwenn

Lu dans le cadre du comité La Boutique des auteurs Cultura

Titre et auteur : Quand les cœurs chavirent de Katy Du’Gwenn

Maison d’édition : L Librinova (Site)

Date de parution : 27/04/17

Nb de pages : 269

Résumé :

Tania, comblée dans sa vie de couple et de mère, va pourtant croiser Camille, un amour qui appartenait aux démons du passé. De cette rencontre va déferler tout un tourbillon d’émotions en elle, jusqu’à provoquer des remises en question dans sa vie de femme..

 Avis : ★★★★☆

Quand les cœurs chavirent est une agréable découverte !

Nous faisons la rencontre de Tania, épouse comblée et mère de deux enfants. Tania a un handicap depuis son enfance et doit se déplacer en fauteuil. Ce n’est pas une contrainte pour autant, Tania vit de tout son être au gré de questionnements et de réflexions sur l’amour.

J’ai été très surprise par ce joli roman. Je ne savais pas à quoi m’attendre en le commençant et j’avoue avoir été sceptique les premières pages. J’avais la sensation que j’allais me retrouver à lire un récit de famille avec le thème du handicap, comme d’autres l’ont déjà fait auparavant. Finalement, j’ai découvert un univers très intéressant et même captivant au fur et à mesure de ma lecture !

Ce que j’ai aimé, c’est que l’on aborde le handicap mais sous un angle différent de ce qui est usuel en littérature. Tania est certes en fauteuil roulant mais nous pourrions dire que c’est un sujet annexe dans Quand les cœurs chavirent. Certes, les moments de doute de celle-ci nous sont racontés, certes parfois ce n’est pas si simple pour Tania, mais l’auteur ne se focalise pas là-dessus et j’ai trouvé ça intelligent de nous raconter l’histoire d’un personnage en fauteuil roulant sans pour autant que ce ne soit le thème principal. Ca nous envoie directement le message « Tania est en fauteuil roulant, et alors ? Suivez son histoire, ses péripéties comme vous le feriez habituellement, c’est une femme comme une autre. » et c’est efficace !

Ce que j’ai adoré, c’est ce message de tolérance qui traverse de bout en bout le récit. A travers l’expérience de Tania, les témoignages d’autres personnages, la haine de certains, on nous offre un condensé de la société actuelle, ce qui nous fait réfléchir. On se révolte par moments devant la bêtise de certains personnages et leur fermeture d’esprit, on sourit devant la passion et la douceur des autres, mais on ne reste jamais indifférent. Ce message de tolérance apporte finalement son lot d’émotions et c’est ce qui m’importe dans mes lectures, être portée par l’émotion et ressentir, ne serait-ce que fugacement ce que les personnages ont à nous offrir.

J’ai aimé cette histoire d’amour qui s’avère être impossible entre Tania et cette personne qu’elle revoit (dont je ne dévoilerai pas l’identité pour ne pas spoiler). Cette rencontre nous saisit et ce qui en découle, à savoir les possibles et multiples conséquences, les réflexions, les tentatives d’oubli, tout ceci nous passionne et nous émeut. On se questionne vraiment sur l’amour avec cette rencontre car on ressent la douleur qu’elle peut apporter, à savoir cette impression de trahison envers son mari qu’elle aime toujours, mais on perçoit aussi cette sensation que Tania se découvre des sentiments extrêmement profonds, intrinsèques à son être.

En définitive, Quand les cœurs chavirent porte bien son nom car c’est un vrai maelström de sentiments qui nous est dévoilé, avec ce beau message d’espoir, celui qui nous invite à la réflexion, à l’ouverture d’esprit. J’ai vraiment été séduite !

7 thoughts

  1. Je pense que sans ta chronique je ne me serais jamais arrêtée sur ce livre, ce n’est pas forcément le genre de titre qui m’attire. En lisant ta chronique j’ai envie de découvrir cette jeune femme avec un handicap, j’ai envie de voir comment l’auteure intègre ce handicap à l’histoire sans pour autant en faire le sujet principal.
    Je te remercie pour la découverte :)

    1. Je me permets de t’écrire que je m’accorde avec toi sur la question du handicap qui est un sujet tabou mais pourtant tellement important à évoquer, comme souviens toi via l’oeuvre « je vous demande le droit de mourir » qui éveille les consciences :)

  2. Je me permets de t’écrire que je m’accorde avec toi sur la question du handicap qui est un sujet tabou mais pourtant tellement important à évoquer, comme souviens toi via l’oeuvre « je vous demande le droit de mourir » qui éveille les consciences :)

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