La cave – Natasha Preston

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour cette lecture !

Titre et auteur : La cave de Natasha Preston

Maison d’édition : Hachette (Site)

Date de parution : 19/04/17

Nb de pages : 400

Résumé :

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

Avis : ★★★☆☆

La cave est un thriller que j’ai bien aimé.

Nous rencontrons Summer, alors qu’elle s’apprête à partir à la recherche d’une de ses amies qui est partie de boîte plus tôt que prévue. Summer croise alors la route de Trèfle, qui la séquestre et l’emmène dans sa cave. Là-bas, elle sera accueillie par Rose, Iris et Violette, trois jeunes femmes enfermées qui ont été renommées avec des noms de fleurs, belles et pures.

La cave est un roman qui m’a fait passer un bon moment même si je n’ai pas été subjuguée par l’intrigue et que quelques points m’ont laissée un peu perplexe.

J’ai apprécié la narration. L’auteur nous propose une alternance de points de vue à la première personne plutôt efficace. Summer, Trèfle et Lewis (le petit ami de Summer) prennent en charge la narration à tour de rôle. C’est intéressant puisque l’on a par conséquent les pensées de la victime, du bourreau et un point de vue extérieur à la situation, en tant que victime collatérale.

Si j’ai beaucoup aimé les parties du point de vue de Summer et Lewis, la narration de Trèfle m’a un peu moins convaincue. En effet, on décèle une véritable folie chez ce personnage du fait qu’il paraît si normal en apparence et donc par le décalage entre ses pensées et son physique. Or ce décalage se perçoit principalement au travers des autres personnages et non avec les réflexions de Trèfle. Je regrette que l’on n’en sache pas plus sur ce personnage parce qu’il s’agit tout de même de l’élément provocateur de l’intrigue. On nous apprend des éléments de son passé, notamment avec sa fameuse « maman » qu’il invoque à plusieurs reprises. Cependant, ça n’explique pas à mon sens ce qu’il est devenu. Si c’est véritablement l’épisode de son passé avec ses parents qui est à l’origine de son « traumatisme », ça me parait un peu léger.

Il n’y a pas réellement de suspens dans ce thriller. Ce qui peut provoquer du suspens est l’attente de savoir ce qui a provoqué la folie de Trèfle et de comprendre pourquoi Rose est si docile et proche de lui. L’intrigue ne fonctionne donc pas sur le mode du suspens mais de la frustration. Celle-ci se créer à travers les différents points de vue et les alternances de dates qui nous font voyager du présent au passé, ce qui est efficace. Cela provoque une certaine tension par rapport aux recherches entreprises pour retrouver Summer. Cette frustration se ressent notamment par l’intermédiaire du personnage de Lewis dont on ressent l’amour pour Summer avec une force gigantesque.

En effet, moi qui ne suis pas trop versée dans la romance en temps normal, j’ai trouvé que ce qui maintenait le plus l’attention et donc une certaine angoisse  due à la séparation, était le couple de Lewis et Summer. Leur histoire d’amour est vraiment belle et touchante, avec des sentiments très forts et profonds. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai été réellement émue par la vigueur des sentiments qui les lie.

Pour finir, j’ai été également assez séduite par toute la thématique des fleurs. Les fleurs ont un rôle prédominant dans l’intrigue. Je trouve que cela donne un petit côté angoissant en plus puisque les fleurs sont censées représenter la jovialité et la beauté alors qu’elles sont au centre de l’horreur dans ce roman. Le paradoxe est intéressant.

En définitive, même si certains points ne m’ont pas totalement convaincue, La cave reste à mes yeux un thriller agréable à lire, avec la thématique des fleurs qui sert positivement l’histoire. A découvrir si le résumé vous intrigue !

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